Agenda

Notez les prochaines dates :

Vendredi 13 juin 2014 à 20h30
Soirée HosannaM avec Michèle et Jean-Marie Schuster – Eglise Saint Barnabé

Vendredi 24 octobre 2014 à 20h30
Soirée HosannaM avec Didier Rance – Eglise Saint Barnabé

Parabole du bon samaritain – Homélie de Jean-Paul II

« Un docteur de la loi se leva et dit à Jésus, pour l’éprouver : Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? Jésus lui dit : Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? Il répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. Tu as bien répondu, lui dit Jésus ; fais cela et tu vivras. Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ? Jésus reprit la parole et dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit : Va, et toi, fais de même ».

Homélie de Jean-Paul II lors de la béatification de Frédéric Ozanam, 1997

«L’amour vient de Dieu» (1 Jn 4,7). L’Évangile de ce jour nous présente la figure du bon Samaritain. Par cette parabole, le Christ veut montrer à ses auditeurs qui est le prochain cité dans le plus grand commandement de la Loi divine: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même» (Lc 10,27). Un docteur de la Loi demandait que faire pour avoir part à la vie éternelle: il trouva dans ces paroles la réponse décisive. Il savait que l’amour de Dieu et du prochain est le premier et le plus grand des commandements. Malgré cela, il demande: «Et qui donc est mon prochain? » (Lc 10,29).

Le fait que Jésus propose un Samaritain en exemple pour répondre à cette question est significatif. En effet, les Samaritains n’étaient pas particulièrement estimés par les Juifs. De plus, le Christ compare la conduite de cet homme à celle d’un prêtre et d’un lévite qui virent l’homme blessé par les brigands gisant à demi mort sur la route, et qui passèrent leur chemin sans lui porter secours. Au contraire le Samaritain, qui vit l’homme souffrant, «fut saisi de pitié» (Lc 10,33); sa compassion l’entraîna à toute une série d’actions. D’abord il pansa les plaies, puis il porta le blessé dans une auberge pour le soigner; et, avant de partir, il donna à l’aubergiste l’argent nécessaire pour s’occuper de lui (cf. Lc 10,34-35). L’exemple est éloquent. Le docteur de la Loi reçoit une réponse claire à sa question: qui est mon prochain? Le prochain, c’est tout être humain, sans exception. Il est inutile de demander sa nationalité, son appartenance sociale ou religieuse. S’il est dans le besoin, il faut lui venir en aide. C’est ce que demande la première et la plus grande Loi divine, la loi de l’amour de Dieu et du prochain.

Fidèle à ce commandement du Seigneur, Frédéric Ozanam, a cru en l’amour, l’amour que Dieu a pour tout homme. Il s’est lui-même senti appelé à aimer, donnant l’exemple d’un grand amour de Dieu et des autres. Il allait vers tous ceux qui avaient davantage besoin d’être aimés que les autres, ceux auxquels Dieu Amour ne pouvait être effectivement révélé que par l’amour d’une autre personne. Ozanam a découvert là sa vocation, il y a vu la route sur laquelle le Christ l’appelait. Il a trouvé là son chemin vers la sainteté. Et il l’a parcouru avec détermination.

Comment communiquer la foi aujourd’hui ?

Saint Père, mon expérience est celle de la vie quotidienne, comme tant d’autres. J’essaie de vivre ma foi dans mon milieu de travail, au contact avec les autres, comme le témoignage sincère du bien que j’ai reçu à travers ma rencontre avec le Seigneur. Je suis, nous sommes des « pensées de Dieu », investis par un amour mystérieux qui nous a donné la vie. Je suis enseignante dans une école et la conscience de cette réalité me donne un motif pour me passionner pour mes jeunes et pour mes collègues. Je constate souvent que beaucoup cherchent le bonheur sur des chemins où la vie et ses grandes questions se réduisent souvent au matérialisme de ceux qui veulent tout avoir et qui restent toujours insatisfaits, ou au nihilisme qui ne trouve de sens en rien. Je me demande comment la proposition de la foi, qui est celle d’une relation personnelle, d’une communauté, d’un peuple, peut rejoindre le cœur de l’homme et de la femme de notre temps. Nous sommes faits pour l’infini – « misez votre vie sur de grandes choses », nous avez-vous dit récemment – et pourtant, autour de nous et de nos jeunes, tout semble dire qu’il faut se contenter de réponses médiocres, immédiates, et que l’homme doit s’adapter à la finitude sans chercher autre chose. Parfois, nous sommes intimidés, comme les disciples à la veille de la Pentecôte.

L’Église nous invite à la nouvelle évangélisation. Je pense que nous tous, qui sommes ici, nous ressentons fortement ce défi qui est au cœur de nos expériences. C’est pourquoi je voudrais vous demander, Saint-Père, de m’aider et de nous aider tous à comprendre comment vivre ce défi de notre temps. Quel est, pour vous, le plus important, ce vers quoi nous tous, mouvements, associations et communautés, nous devons regarder pour mettre en œuvre la tâche à laquelle nous sommes appelés ? Comment communiquer efficacement la foi aujourd’hui ?

Réponse du pape François

Je dirai seulement trois mots.

Le premier, c’est Jésus. Quel est le plus important ? C’est Jésus. Si nous nous appuyons sur l’organisation, sur d’autres choses, de belles choses, mais sans Jésus, nous n’avançons pas, ça ne va pas. Jésus est plus important. Maintenant, je voudrais vous adresser un petit reproche, mais fraternellement, entre nous. Vous avez tous crié sur la place : « François, François, pape François ». Mais Jésus, où était-il ? J’aurais voulu que vous criiez : « Jésus, Jésus est le Seigneur, et il est vraiment au milieu de nous ». Dorénavant, pas de « François », mais « Jésus » !

Le second mot est : la prière. Regarder le visage de Dieu, mais surtout, et c’est lié à ce que j’ai dit avant, se sentir regardé. Le Seigneur nous regarde, il nous regarde le premier. C’est ce que j’expérimente devant le tabernacle quand je vais prier, le soir, devant le Seigneur. Quelquefois, je m’endors un peu ; c’est vrai, parce qu’avec la fatigue de la journée, tu t’endors un peu. Mais lui, il me comprend. Et je ressens un tel réconfort quand je pense qu’il me regarde. Nous pensons que nous devons prier, parler, parler, parler… Non ! Laisse-toi regarder par le Seigneur. Lorsqu’il nous regarde, il nous donne la force et nous aide à témoigner de lui – parce que la question était sur le témoignage de la foi, non ? Avant, « Jésus », puis « la prière » – nous sentons que Dieu nous tient par la main. Je souligne alors l’importance de ceci : se laisser guider par lui. C’est plus important que n’importe quel calcul. Nous sommes de vrais évangélisateurs en nous laissant guider par lui. Pensons à Pierre ; peut-être faisait-il la sieste, après le repas, et il a eu une vision, la vision de la nappe avec tous les animaux, et il a entendu que Jésus lui disait quelque chose, mais il n’a pas compris. A ce moment-là, plusieurs non-juifs sont venus le chercher pour aller dans une maison, et il a vu que l’Esprit-Saint était là. Pierre s’est laissé guider par Jésus pour arriver à cette première évangélisation des Gentils, qui n’étaient pas juifs : c’était quelque chose d’inimaginable à cette époque (cf. Ac 10, 9-33). Et ainsi toute l’histoire, toute l’histoire ! Se laisser guider par Jésus. Il est vraiment le leader, notre leader, c’est Jésus.

Et troisièmement, le témoignage. Jésus, la prière – la prière : se laisser guider par lui – et ensuite le témoignage. Mais je voudrais ajouter quelque chose. Se laisser guider par Jésus te conduit aux surprises de Jésus. On peut penser que l’évangélisation, nous devons la programmer autour d’une table, en pensant à des stratégies, en faisant des projets. Mais ce sont des instruments, de petits instruments. L’important, c’est Jésus et de se laisser guider par lui. Ensuite, nous pouvons faire des stratégies, mais c’est secondaire.

Enfin, le témoignage : la communication de la foi ne peut se faire que par le témoignage et c’est l’amour. Non pas avec nos idées, mais avec l’évangile vécu dans notre existence et que l’Esprit-Saint fait vivre au-dedans de nous. C’est comme une synergie entre nous et l’Esprit-Saint, et cela conduit au témoignage. L’Église, ce sont les saints qui la font avancer, ce sont eux qui donnent ce témoignage. Comme l’ont dit Jean-Paul II et Benoît XVI, le monde d’aujourd’hui a un grand besoin de témoins. Pas tellement de maîtres, mais de témoins. Ne parlez pas trop, mais parlez par toute votre vie : la cohérence de vie, précisément, la cohérence de vie ! Une cohérence de vie qui consiste à vivre le christianisme comme une rencontre avec Jésus qui m’amène aux autres, et non comme un fait social. Socialement, nous sommes comme ça, nous sommes des chrétiens, renfermés sur nous-mêmes. Non, pas cela ! Le témoignage !

Réservez le 31 mai !

« Quant aux disciples, ils étaient remplis de joie et de l’Esprit Saint » Actes des Apôtres 13, 52

Dans la dynamique de la Pentecôte, l’église de Marseille se rassemble à St Barnabé pour partager sa joie ! A partir de 19h !